La carrière

Les carrières sont-elles encore utiles en Wallonie ?

Les carrières s’ouvrent là où le sous-sol recèle des matières de valeur. A ce titre, la Wallonie dispose d’un sous-sol riche alors que certaines régions s’en trouvent bien démunies.

Compte tenu du coût du transport et des considérations environnementales, le client préfère de manière générale s’approvisionner au plus près. C'est pourquoi la Wallonie possède autant de carrières sur son territoire. Les activités d’extraction et de traitement des pierres en Wallonie représentent ainsi 56 millions de tonnes et 2.500 emplois non délocalisables.

A Rochefort, le sous-sol recèle des gisements de calcaire exploités de façon industrielle depuis 1850.

Quels produits sont extraits de la Carrière de la Boverie ?

La carrière extrait les calcaires de deux formations récifales superposées datant de plus de 350 millions d'années. L'extraction annuelle en calcaire pur (carbonate de calcium) est d'environ 1.325.000 tonnes.
Les niveaux plus schisteux sont également extraits pour la production de granulats lorsque la qualité le permet. L'extraction totale annuelle est dès lors d'environ 1.850.000 tonnes.

Que produit l’usine ?

Le calcaire pur extrait de la Carrière de la Boverie est acheminé vers l’usine à chaux située à proximité pour être enfournée dans des fours verticaux. La pierre y est calcinée à très haute température et se transforme en chaux (oxyde de calcium). La chaux est ensuite traitée selon les exigences de nos clients : calibrée, éventuellement broyée ou hydratée.

Connue depuis des millénaires comme matériau de construction et produit fertilisant, ses applications se sont diversifiées à tel point que la chaux est présente aujourd’hui dans la sidérurgie, l’industrie chimique, le génie civil, la sylviculture, le papier et la pâte à papier, l’environnement (pour rendre l’eau potable, traiter les eaux usées, les déchets, les boues, les fumées,…), etc.

Quels sont les horaires de travail de la carrière et de l’usine à chaux ?

Le travail à la carrière débute à 6h00 et se termine 22h00 en semaine. La carrière n’est pas en activité le week-end. L’usine à chaux tourne quant à elle 24/24 heures et 7/7 jours.

Qu’advient-il d’une carrière comme celle-ci en fin d’exploitation ?

Lhoist Industrie a déjà prévu le réaménagement du site de la Boverie. Le pompage sera maintenu afin de conserver une carrière sèche, sans plan d’eau pour préserver la qualité des eaux souterraines.
Le Groupe Lhoist attache une très grande importance à la reconversion des carrières en fin d’activité. Les falaises résultant de l’exploitation sont conservées. Elles permettent le développement d’une végétation spécifique aux parois rocheuses telles que les fougères, les orpins et les lichens. Les anfractuosités et replats de parois favorisent l’accueil de différents oiseaux, comme le Faucon Pèlerin et le Grand-Duc d’Europe.

La création d’éboulis rocheux en pied de falaise, un milieu rare en Belgique, constitue des Habitats d’Intérêt Communautaire. Les falaises exposées au Nord (ombragées) évoluent en érablières de ravin avec développement de fougères scolopendre. Et les falaises exposées au Sud sont appréciées notamment du lézard des murailles et de la couleuvre coronelle.

Un fond de carrière irrégulier est aussi indispensable au développement d’orchidées, d’orpins et de différents types d’insectes.